Newton.Vaureal Consulting – Cabinet de conseil en logistique et supply chain management – Paris

Boston Scientific accepte encore les commandes. Elle ne peut plus les fabriquer ni les expédier normalement !

La semaine dernière, le fabricant américain de dispositifs médicaux, identifie une cyberattaque : l’accès à certains systèmes d’exploitation et applications métier est touché, « y compris la capacité à traiter et à expédier les commandes clients ». Puis, il ajoute que la fabrication est aussi affectée. Il précise pouvoir prendre les commandes par EDI et les « placer dans une file d’attente pour traitement ultérieur ». Ce week-end, il annonce une restauration partielle des expéditions en cours sans date de rétablissement complet.

Le front office tient, l’exécution physique tombe. Et l’entreprise accumule une dette de livraison qu’elle ne sait pas dater.

Les plans de continuité que nous voyons sont écrits par la DSI et testés par la DSI : bascule des serveurs, restauration des sauvegardes, RTO (recovery time) par application ; le mode dégradé de la supply chain presque jamais.

Comment alloue-t-on une capacité de production réduite entre ses clients quand l’outil de planification est indisponible ? Qui arbitre, sur quelle base, avec quelles données si la dernière extraction fiable date de plusieurs jours ?

Sans règle écrite à l’avance, l’arbitrage se fait au téléphone. Et il ne bénéficie pas forcément au plus critique.

Dans votre entreprise, qui décide de l’allocation client si les systèmes tombent plusieurs semaines ? Cette règle est-elle formalisée ?

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